Ikhfa — exemples
L’ikhfa ḥaqīqī, c’est cacher le nūn sakinah ou le tanwin devant quinze lettres (celles qui ne sont ni idhhar, ni idgham, ni iqlab). Tu ne colles pas un nūn clair, tu ne l’effaces pas non plus : une nasale préparée sur le point d’articulation de la lettre suivante, deux harakāt.
مِن شَرِّ ٱلْوَسْوَاسِ ٱلْخَنَّاسِ
Dans An-Nās 114:4, min sharri : nūn sakinah + shīn. C’est un ikhfa. Le nūn ne « dit » pas n comme dans min Allāh (idhhar, car ʾalif). Il se prépare vers le shīn, nez ouvert, langue déjà en route. Juste après, al-khannās porte un nūn mushaddad : là ce n’est plus ikhfa, c’est ghunnah complète.
Les quinze lettres d’ikhfa se retrouvent partout dans le muṣḥaf. Inutile de les réciter comme une liste magique le premier jour : prends un verset, identifie le nūn sakinah, demande « la lettre d’après est-elle dans yanmū, lām/rā, bā, ou les six d’idhhar ? ». Sinon, ikhfa. Tilmidh affiche le tajwid coloré (Quran.com) : tu vois la zone, tu fais le geste, le micro valide le mot.
Erreur fréquente : transformer l’ikhfa en idgham (nūn disparu) ou en idhhar (nūn trop clair, coup de langue). Sur téléphone, le STT ar-SA entend alors un autre mot. Reste sur 114:4 jusqu’à ce que min et sharri s’enchaînent sans choc. Puis ouvre Falaq pour d’autres min sharri.
Ouvrir le micro sur ce verset