Idgham avec ou sans ghunnah
L’idgham, c’est fondre le nūn sakinah ou le tanwin dans la lettre suivante. Deux familles. Avec ghunnah (lettres ي ن م و — mnémotechnique « yanmū ») : tu assimilés et tu nasales deux harakāt. Sans ghunnah (ل ر) : tu assimilés complètement, sans nasale, comme si le nūn n’avait jamais été là.
غَيْرِ ٱلْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا ٱلضَّآلِّينَ
Dans Al-Fātiḥah, tu croises surtout des liaisons de mots. Un cas classique ailleurs dans le muṣḥaf : tanwin + wāw (ghafūrun raḥīm n’est pas idgham — ra est sans ghunnah ; qawmun yuʾminūn est idgham avec ghunnah). Sur Fātiḥah 1:7, concentre-toi sur la continuité : ʿalayhim wa-lā ne doit pas laisser un nūn orphelin au bord du mīm, et aḍ-ḍāllīn absorbe l’article par idgham shamsi.
Erreur typique : garder un nūn audible devant rāʾ ou lām (ce n’est plus un idgham, c’est un idhhar inventé). Autre erreur : nasaler devant rāʾ. Le micro de Tilmidh entend un mot « trop complet » ou un mot cassé ; la case ne passe pas au vert. Ralentis, fusionne, puis relâche.
Pour la ghunnah d’idgham, vois aussi la page pratiquer la ghunnah. Pour le nūn qui ne fusionne pas tout à fait, c’est l’ikhfa. Les couleurs du texte Uthmani tajweed (Quran.com) marquent déjà ces règles à l’écran : tu lis la couleur, tu fais le geste, le micro confirme le mot.
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