Pratiquer la ghunnah
La ghunnah est le son nasal qui passe par le nez. Elle est obligatoire (akmal) sur le nūn mushaddad et le mīm mushaddad, tenue deux harakāt — ni un souffle, ni un bourdon de trois secondes. Tilmidh ne mesure pas la durée au chronomètre : il t’oblige à articuler le mot entier, ce qui force déjà à ne pas avaler la nasale.
صِرَٰطَ ٱلَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ ٱلْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا ٱلضَّآلِّينَ
Dans Al-Fātiḥah 1:7, plusieurs nasales s’enchaînent. Alladhīna porte un nūn, anʿamta un nūn sakinah suivi d’ʿayn (idhhar, pas de ghunnah d’idgham), ʿalayhim un mīm. Le mot que beaucoup bâclent est aḍ-ḍāllīn : lām shadda + madd, et autour des nūn de la sourate tu entends déjà la ghunnah d’idgham ou d’ikhfa selon le contexte.
Règle simple à mémoriser : nūn ou mīm avec shadda = ghunnah complète. Nūn sakinah ou tanwin devant ي ن م و = idgham avec ghunnah. Devant ل ر = idgham sans ghunnah. Le reste se répartit entre idhhar, iqlab et ikhfa — vois les pages idgham et ikhfa.
Au micro, la ghunnah trop courte fait disparaître le nūn (le moteur STT entend autre chose). Trop longue, tu casses le rythme et le mot suivant n’arrive pas. Entraîne-toi verset par verset sur Fātiḥah : dès qu’une case passe au vert, tu as au moins prononcé un mot reconnaissable. Pour la durée exacte des deux harakāt, un professeur reste le juge — Tilmidh est l’élève qui répète.
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